Je pars du vivant.
Mes sculptures naissent souvent de l’observation d’une croissance, d’une érosion, d’un mouvement ou d’une tension présents dans le monde naturel. Elles ne cherchent pas à reproduire ces phénomènes mais à prolonger les formes, les rythmes et les équilibres qu’ils révèlent.
À travers la céramique, j’explore les zones de rencontre entre le geste humain et les processus du vivant. Je m’intéresse particulièrement aux moments où la frontière devient incertaine : lorsqu’une forme semble aussi bien façonnée par une main que par le temps, lorsqu’un objet paraît appartenir autant au paysage qu’à celui qui l’a créé.
Mon travail se développe ainsi à la lisière du corps, du paysage et de la mémoire. Chaque sculpture est envisagée comme une présence plutôt qu’une représentation, comme une forme ouverte susceptible d’entrer en relation avec un lieu, une lumière ou un regard.
Plus récemment, cette recherche m’a conduite à déplacer certaines oeuvres hors de l’espace d’exposition pour les confronter directement à leur environnement. Ces gestes prolongent une réflexion sur l’appartenance, la transformation et l’autonomie des formes : à quel moment cessent-elles d’appartenir à celui qui les a créées pour rejoindre le monde qui les entoure ?







